Ils auraient dû rester couchés en 2017

adminbsPar adminbs Publié

Tout le monde n'a pas passé une bonne année 2017. Pour certains, celle-ci a même ressemblé à un chemin de croix ou a été, même brièvement, particulièrement pénible.

Dwyane Wade et Jimmy Butler

Avant ses propos stigmatisant ses coéquipiers à Cleveland, Dwyane Wade s’était déjà distingué. C’était aux Bulls, en janvier dernier. Jimmy Butler et lui avaient salement taclé leurs jeunes équipiers, en se dédouanant de toute responsabilité. Sauf que Rajon Rondo, lui, sait à quoi ressemble des “vétérans” pleins de leadership et leur a adressé une somptueuse réponse dont voici quelques extraits :

"Mes vétérans ne seraient jamais allés dire ça aux médias. Ils auraient parlé à l'équipe. Mes vétérans ne choisissaient pas le moment où ils se donnaient à fond. Ils le faisaient à chaque fois qu'ils mettaient le pied à la salle, à l'entraînement ou en match. Ils ne prenaient pas de congés et se moquaient de leurs stats. Et quand ils perdaient, ils ne rejetaient pas la faute sur nous. [...] Ils n'avaient pas d'influence sur le staff. Ils ne pouvaient pas changer le plan de jeu parce que ça ne marchait pas pour eux".

Un taillage de costard absolument splendide.

Chandler Parsons

Chandler Parsons a tenté de tester les Blazers sur Twitter. Faut dire que le CM de Portland, excellent au demeurant, s’était bien foutu de sa gueule après un airball : “Pour être juste, la ligne à 3-pts en NBA est vraiment très, très loin du panier”.

Forcément, Parsons a voulu répondre.

Il n’aurait pas dû… CJ McCollum a débarqué dans la discussion. Et l’a mis KO comme les videurs de boîte de nuit que les promoteurs filent à Tony Yoka depuis le début de sa carrière.

Et quand on regarde le classement aujourd'hui, ce sont bien les Grizzlies qui sont passés en mode tanking et attendent déjà la loterie. Portland joue toujours une place dans le top 8...

Deron Williams

On avait encore un petit espoir de revoir Deron Williams à son avantage en NBA. Au moins dans un rôle de second couteau précieux chez un contender. L'occasion lui a été offerte avec un buyout à Dallas pour lui permettre de s'engager avec les Cavs. Au final, "D-Will" n'aura fait que prouver qu'il n'avait plus le niveau pour avoir un impact intéressant dans la ligue. Il a traversé les playoffs et les Finales comme un fantôme, pour une probable fin de carrière indigne du joueur formidable qu'il a été pendant des années.

Les Clippers

Comme chaque année depuis 1984, en fait...

Rob Hennigan

Formé à OKC sous la coupe de l'excellent Sam Hinkie, Rob Hennigan était annoncé comme un petit prodige dans la profession. Pendant quelques années, on lui a laissé le bénéfice du doute et le loisir de former un noyau de jeunes prometteurs à Orlando sans trop crier au loup. 2017 a été l'année de trop, celle où Hennigan a montré ses limites et son incapacité à faire du Magic une équipe qui compte à l'Est.

Clou du (terrible) spectacle, l'épisode de la photo avec le tableau blanc révélant toute la stratégie du Magic pour la prochaine intersaison. Sur la photo de présentation de l'Argentin Patricio Garino (depuis parti à Baskonia), on pouvait en effet apercevoir en fond des noms de joueurs visés et certains, comme Aaron Gordon, membres du Magic susceptibles d'être tradés... Peu de temps après, le 13 avril, la direction a coupé court aux cinq pires années comptables de l'histoire de la franchise. Son bilan : 132 victoires et 278 défaites.

Vincent Collet

Une 72e finale perdue avec Strasbourg. Une campagne européenne stoppée dès les 8e de finale contre l'Allemagne avec les Bleus. Le sélectionneur de l'équipe de France a connu de meilleures cuvées...

Joakim Noah

2016 avait très bien fini. Un retour dans sa ville natale et un très beau contrat offert par Phil Jackson. Que demande le peuple ? Malheureusement, 2017 a tourné au vinaigre. Un rendement décevant, pour commencer, puis en février une première opération au genou en février. Fin mars, Joakim Noah a appris son contrôle positif à un complètement alimentaire interdit par la NBA. Résultat : 20 matches de suspension. En avril, "Jooks" a dû passer sur le billard, cette fois pour une opération à l'épaule avec une absence de 4 à 6 mois. Depuis, il n'est apparu qu'à quatre reprises sous le maillot des Knicks qui s'en sortent très correctement sans lui.

Derrick Rose

A peine sorti de son procès (accusé de viol en réunion, il a été disculpé), Derrick Rose n'a pas connu les résultats escomptés avec les Knicks. En janvier de cette année, il a subitement disparu des radars quelques heures avant un match, avant d'être localisé dans un vol en direction de Chicago. Parti voir sa mère sans en informer l'équipe, l'ancien MVP a reçu une amende au montant non dévoilé. Début avril, le staff des Knicks a dû annoncer la nouvelle opération de Rose au genou, la quatrième, et la fin de sa saison.

Free agent, il s'est ensuite engagé avec Cleveland pour un montant faiblard pour un ex-MVP même pas trentenaire. Blessé à la cheville, il a volontairement pris du recul et supposément mis sa carrière entre parenthèses en novembre, avant de rejoindre le groupe et de réaffirmer son envie de jouer au basket.

Malheureusement, on ne peut s'empêcher de penser que la carrière de D-Rose est vouée à finir dans le mur, loin de la splendeur qu'il a laissé entrevoir pendant quelques années.

Blake Griffin

En avril 2017, Blake Griffin a dû déclarer forfait pour le reste des playoffs après une blessure au pied contractée pendant la série contre le Jazz. Une absence qui a évidemment aidé le Jazz à se qualifier pour le tour suivant... En novembre, alors que L.A. tournait bien même après le départ de Chris Paul, Griffin s'est blessé au genou. Fin d'année. Le joueur des Clippers aurait dû rester coucher. Mais pas avec Kendall Jenner... Une relation qui lui garantit presque une place dans cette liste pour l'année 2018.

Nabil Djellit

On ne sait pas ce qu’il vaut dans son domaine de prédilection, le foot. Et, a priori, on est plutôt heureux quand toujours plus de gens, de médias et de journalistes parlent du plus merveilleux des sports. Mais si c’est pour sortir ce genre d’analyses à faire pâlir Nelson Monfort, Gérard Holtz et Patrick Montel… On n’est pas très fan de la punchline de LaVar Ball mais, parfois, elle a du bon : "Stay in your lane !"

Malik Monk

Malik Monk croyait avoir son highlight de l’année. Ensuite il a fait la connaissance d’Aaron Gordon. Son début de carrière à Charlotte confirme d'ailleurs qu'il aurait peut-être dû rester couché cette année. Ou rester en NCAA, c'est au choix...

Spencer Dinwiddie

Spencer Dinwiddie pensait bien avoir trouvé le chemin du cercle sur cette action face aux Knicks. Mais le meneur des Nets s’est fait stopper par Kristaps Porzingis aussi salement que KP s’est lui-même fait bâcher par un model croate sur Instagram.