James Harden, bon courage pour le priver du MVP

adminbsPar adminbs Publié

James Harden continue d'exceller avec les Houston Rockets, invaincus depuis 10 matches. A ce rythme, personne ne pourra empêcher l'arrière d'être élu MVP.

LeBron James fait de son mieux. Le "King" de Cleveland réussit un début de saison de Martien. Le niveau de jeu surréaliste du All-Star de 33 ans le place évidemment en bonne position pour glaner un 5e titre de MVP, quatre ans après le dernier. Merci à lui, surtout, d'entretenir un peu le suspense. Car sans LeBron, on pourrait presque décerner immédiatement le trophée à James Harden.

Le joueur des Houston Rockets est indécent, soir après soir. Visiblement chagriné que les votants lui aient préféré Russell Westbrook la saison passée, le "Bearded One" a placé la barre un peu plus haut. Là où son rival mais néanmoins copain Westbrook lutte pour faire fonctionner un Thunder à trois têtes, lui fait rayonner les Rockets malgré la présence que l'on aurait pensé perturbante de Chris Paul. Avec ou sans "CP3", Harden est phénoménal, décisif et spectaculaire.

Qu'il soit dans un bon soir ou non en termes d'adresse, l'arrière de 28 ans pèse de tout son poids sur les rencontres de Houston. Si les Texans sont leaders de la Conférence Ouest devant les Warriors, c'est évidemment parce que le barbu en chef les mène à la perfection, avec le même leadership positif que l'on peut opposer à celui plus paralysant pour ses coéquipiers de Westbrook la saison passée.

Les partenaires d'Harden ne sont pas inhibés par le niveau époustouflant de leur franchise player. Tous ont de quoi être contentés sur le plan individuel.

Dans les pas de Jordan et Stockton...

Cette nuit, on a encore vu un James Harden de gala. S'il a laissé Capela et Gordon le devancer au scoring, sa copie face aux New Orleans Pelicans est exceptionnelle au sens littéral. Avec 26 points, 17 passes (record personnel égalé) et 6 interceptions, il est seulement le troisième joueur depuis 1963 à être aussi prolifique sur ces trois catégories combinées. Les deux autres ? Pas des peintres, clairement. Michael Jordan et John Stockton, à quelques mois d'écart lors de la saison 1988-1989.

Pour ne rien gâcher, alors que ce match-champagne semblait tourner en faveur des Pelicans, James Harden a été clutch. Ses 12 points consécutifs à coups de drives et de shoots démoralisants en fin de 4e quart-temps ont fait l'affaire.

La saison est encore longue. Sans doute Houston et sa star connaîtront-ils quelques accrocs. Mais on peut déjà se rendre compte que l'idylle technique et relationnelle entre Harden et Mike D'Antoni n'était pas qu'un coup d'une saison. L'ancien gourou offensif des Suns a transformé l'ex-d'OKC en machine et continue d'avoir les yeux de l'amour pour lui. Ce qui explique en partie, sans doute, la confiance avec laquelle James Harden évolue au quotidien.

"Il n’est pas du genre à monopoliser la balle tout le temps et prendre 20 tirs en premier quart-temps. Les équipes se concentrent sur lui. Donc il sait que s’il passe la balle, il trouvera un tir ouvert pour quelqu’un d’autre. Sa vision du jeu est incroyable. Il est bien plus qu’un scoreur. Il adore jouer avec ces gars et ils le lui rendent bien. Cela aide quand tu crois en celui qui est à côté de toi", déclarait D'Antoni sur ESPN avant la reprise.

La prochaine mission de Mike D'Antoni ? Faire en sorte que cette emprise sur le jeu et les dégâts qu'il inflige aux adversaires se retranscrivent en playoffs. Ou du moins au-delà du 1er tour. C'est à ce prix qu'il pourra sans doute passer un nouveau cap et être considéré comme un gagnant.ts.

Les stats détaillées de James Harden

Season Team G Min FGM FGA FG% 3PM 3PA 3P% FTM FTA FT% OR DR Reb Ast TO Stl Blk PF Pts
2017-18 HOU 25 35:49 9.8 21.2 46.3 4.4 10.8 40.6 8.0 9.3 86.3 0.6 4.5 5.1 9.5 4.4 1.9 0.4 2.6 32.0