Qui est chaud en NBA en ce moment ? Qui galère ?

adminbsPar adminbs Publié

De Jimmy Butler à Ricky Rubio, zoom sur les joueurs qui sont enchaînent les cartons et sur ceux qui connaissent une baisse de régime depuis dix matches.

Voilà bientôt deux mois que la nouvelle saison NBA a débuté. Certains joueurs ont démarré forts, d’autres ont eu quelques problèmes à l’allumage. Mais ceux qui étaient en retard ont pu se mettre dans le rythme tandis que les cartons éphémères des autres se sont effacés petit à petit. Zoom donc sur les tendances du moment. De Jimmy Butler à Ricky Rubio, concentrons-nous sur les basketteurs qui ont déçu ou rassuré depuis dix matches.

UP : ils flambent depuis dix matches

Kyrie Irving (Boston Celtics)

Bon, le meneur de Boston ne devrait pas vraiment figurer dans ce classement. Parce qu’il brille depuis le début de la saison et pas seulement depuis quelques jours. Mais il a vraiment haussé son niveau de jeu – c’est dire – lors des dix derniers games. Le candidat au MVP est en plein boom depuis qu’il a enfilé son masque de super héros (à la suite de sa blessure au visage contre les Charlotte Hornets). Le chevalier des Celtics est insolent d’adresse avec 53% de réussite et 47% à trois-points, pour 26 points, sur la période. Brillant.

Jimmy Butler (Minnesota Timberwolves)

Le symbole des joueurs dans la tendance du moment. Jimmy Butler a eu un peu de mal à trouver ses repères au sein de sa nouvelle équipe. Le transfuge de Chicago (en juin dernier, le soir de la draft) s’est d’abord mis en retrait pour laisser les jeunes, et notamment Andrew Wiggins, assurer le leadership en attaque. Mais l’arrière All-Star a rapidement changé d’avis. Après quelques semaines délicates, il a promis qu’il se remettrait à scorer. Et il a tenu parole. Auteur de 33 points cette nuit, il reste sur dix matches à 22 points, 6 rebonds et 4 passes. Le tout à 48% aux tirs et 44% derrière l’arc. Une vraie monté en puissance.

Devin Booker (Phoenix Suns)

A l’image de son équipe, Devin Booker a démarré la saison dans la douleur. Earl Watson a été licencié, Eric Bledsoe a été transféré… les Phoenix Suns ne s’en sortent pas nécessairement beaucoup mieux depuis mais leur jeune star a retrouvé des couleurs. Surtout depuis son match raté contre Orlando (9 points à 3/10). Cette contre-performance l’a peut-être motivé à titre personnel. Car il est beaucoup plus efficace depuis : Presque 26 points à 48% aux tirs et 39% à trois-points sur les dix derniers matches. C’est vraiment pas mal, surtout pour un arrière prolifique qui n’est pas réputé pour son efficacité. Ses pourcentages d’adresse ont rarement été aussi hauts. Pourvu que ça dure.

Gary Harris (Denver Nuggets)

Avec les absences de Paul Millsap et maintenant de Nikola Jokic, les extérieurs des Nuggets vont devoir hausser leur niveau de jeu pour palier aux absences de leurs intérieurs stars. Gary Harris l’a compris. L’arrière – qui a négocié un deal de plus de 80 millions de dollars avant le coup d’envoi de la saison – est en grande forme en ce moment. Il tient la baraque avec Jamal Murray. Harris est donc passé de 12 à 17 points par match entre le premier et le deuxième mois de la saison. Avec un différentiel de +6,3 quand il est sur le parquet. Voilà un homme qui sait assumer des responsabilités.

Donovan Mitchell (Utah Jazz)

Nous avons longuement parlé du rookie du Jazz cette semaine. Le combo guard est en plein boom et il s’affirme peu à peu comme le leader offensif de son équipe.

Avec Donovan Mitchell, le Jazz a peut-être trouvé un crack

DOWN : Ils ont du mal à enchaîner

Evan Turner (Portland Trail Blazers)

L’ailier signé pour 72 millions de dollars sur quatre ans n’a jamais été particulièrement brillant depuis son arrivée dans l’Oregon en 2016. Mais il est vraiment mauvais depuis dix matches. Evan Turner ne trouve tout simplement pas ses repères dans ce système. Au point où il a perdu des minutes au profit de joueur pourtant peu réputé comme Pat Connaughton ou Shabazz Napier. Avec à peine 5 pts à 29% et 13% derrière l’arc sur les dernières semaines, son salaire commence à vraiment faire tâche.

Danny Green (San Antonio Spurs)

Décidément, Danny Green a du mal à garder un rythme. Irrégulier depuis plusieurs saisons, le « 3 and D » des Spurs est sur la mauvaise pente. Il avait pourtant bien commencé ce nouvel exercice avec trois matches à plus de 15 points sur ses quatre premières sorties. Il a baissé le pied depuis. Green a même lâché deux zéro pointé au cours des dix derniers matches. Il va devoir se ressaisir. Surtout que les éperons sont désormais privés de Kyle Anderson (en plus de Kawhi Leonard) à l’aile.

Ricky Rubio (Utah Jazz)

S’il y en a qui monte, c’est qu’il y a un autre qui baisse. Donovan Mitchell s’installe donc de plus en plus comme le principal playmaker du Jazz – même s’il joue d’abord pour lui-même. Cela ne fait évidemment pas les affaires de Ricky Rubio. Le meneur espagnol est en perte de vitesse. Il était le meilleur marqueur de son équipe en début de saison et le voilà qui tourne à un peu plus de 9 points sur les dix dernières rencontres. Le pire, c’est qu’il ne compense même pas à la passe (3,9) et ses pourcentages sont à nouveau mauvais (40 et 33%). Dur.

Brook Lopez (Los Angeles Lakers)

Brook Lopez a eu quelques coups de chaud depuis le début de la saison. Notamment début novembre, quand il a enchaîné 27, 34 puis 21 points. Mais le pivot est retombé dans l’anonymat. Il shoote de plus en plus de loin mais sans réussite depuis quelques jours (à peine 21%). Les Lakers l’utilisent d’ailleurs de moins en moins. Avec le retour de Larry Nance Jr, l’émergence de Kyle Kuzma et la solidité de Julius Randle, Luke Walton préfère opter pour du small ball. Quitte à ce que Lopez passe à la trappe.

Carmelo Anthony (Oklahoma City Thunder)

Melo est moins en vue depuis dix matches mais c’est peut-être pour le bien de son équipe. Le fait qu’il score moins permet notamment à un joueur solide comme Steven Adams de se mettre plus en valeur. Nous en avons d’ailleurs parlé ici.

OKC a peut-être enfin trouvé un style de jeu