Les 10 moments de l’année 2017

adminbsPar adminbs Publié

2017 touche à sa fin. Avant de tourner la page de cette année une nouvelle fois riche en événements basket, voici les 10 moments qui nous ont marqué durant ces 12 mois.

Isaiah Thomas est devenu une légende à Boston

Isaiah Thomas a réalisé un paquet de cartons avec les Boston Celtics. Il avait même claqué 52 pts lors du dernier match de 2016. Mais c’est lors des playoffs 2017 que ce scoreur d’élite (28,9 pts de moyenne la saison dernière) a définitivement rejoint le cercle des légendes de l’une des franchises les plus mythiques du sport mondial.

Quelques jours après le décès tragique de sa soeur dans un accident de voiture, Thomas a refusé de lâcher son équipe et l'a mené à la victoire face aux Bulls lors du premier tour des playoffs. On a encore en tête ses larmes lors de l'échauffement avant le game 1. Lors du 2e match des demi-finales de Conférence face aux Wizards, "IT" a même touché au sublime. Ce jour-là, celui où sa soeur aurait dû fêter ses 23 ans, il a explosé avec 53 points, dont 29 dans le 4ème quart-temps et dans la prolongation.

L’interview d’après-match, particulièrement chargée en émotion, est également un moment fort de cette campagne si singulière.

Après ça, dans un film hollywoodien, il aurait dû devenir intouchable. Mais Danny Ainge n'a pas fait dans le sentiment et l'a tradé pour faire venir Kyrie Irving. Ça n'empêchera pas Isaiah Thomas de garder une place particulière dans l’histoire de Beantown et dans le coeur des vrais fans des C’s.

Westbrook efface Big O

Jusqu'à très récemment, le record du nombre de triple-doubles sur une saison semblait faire partie des marques intouchables. Sa moyenne en triple-double sur une saison également. En quelques mois, Russell Westbrook a prouvé le contraire. En avril, lors d'un match contre les Denver Nuggets, celui qui allait devenir MVP quelques semaines plus tard, s'est fendu d'un 42e triple-double avec, pour ne rien gâcher 50 points claqués au compteur. Quelques jours plus tard, il achevait cet exercice surréaliste avec une moyenne de 31.6 points, 10.4 passes et 10.7 rebonds. Surréaliste.

L'éclosion du Greek Freak

On se souviendra de 2017 comme de l’année où Giannis Antetokounmpo a réellement pris conscience de ses supers pouvoirs. Le « Greak Freak » n’est plus seulement une bête de foire ou même un joueur très prometteur : il est d’abord devenu un All-Star pour la première fois en février dernier avant de s’affirmer comme LA prochaine superstar de cette ligue. Contrairement à tous ses concurrents parmi les moins de 25 ans, le patron des Bucks est aujourd’hui le seul vrai candidat au MVP de sa génération. Sa montée en puissance est allé crescendo en 2017 – avec un énorme début de saison – et elle est loin d’être terminée !

La blessure de Gordon Hayward

On aimerait bien l'oublier… mais comment ? Tant que Gordon Hayward n’aura pas refoulé un parquet NBA et retrouvé l’excellent niveau de jeu qui était le sien en 2017, notre souvenir le plus brûlant de l’ailier All-Star restera cette horrible blessure lors du premier match de la saison régulière. Toute la planète basket était joyeuse, excitée de retrouver la ligue, ses acteurs, ses duels, ses histoires. Il n’a fallu que cinq minutes pour passer de cette atmosphère de fête aux pleurs et autres prières sur Twitter. Cinq minutes et une put*** de cheville brisée en direct à la télévision. Des images terribles malheureusement ancrées de manière glaciale dans la mémoire de tous ceux qui les ont vues.

Les 70 points de Devin Booker

Les Phoenix Suns ont beau être mauvais, ils ont réussi à se faire une petite place dans les livres d'histoire en 2017. Grâce à un homme, un jeune homme plus exactement. Leur sauveur désigné : Devin Booker. Trop souvent oublié dans les discussions au sujet des stars de demain, l’arrière a eu un coup de chaud comme très peu de basketteurs NBA en ont connu dans leur carrière.

Le 24 mars dernier, il est ainsi devenu l’un des six joueurs (avec Wilt Chamberlain, Kobe Bryant, Elgin Baylor, David Thompson et David Robinson) à avoir un jour atteint le plateau époustouflant des 70 points. 70 pions tout rond, passés contre les Boston Celtics. A 20 ans, il est évidemment le plus jeune à avoir réussi pareil exploit. Et peu importe que les Suns aient perdu ce match ou qu’ils n’aient joué que dans le simple but de faire scorer leur jeune star. Sur ce match mémorable, Booker a fait mieux que LeBron, Melo, Durant ou encore Jordan.

L’explosion de Luka Doncic à l’Euro

Les fervents suiveurs de l’Euroleague bavent devant le talent de Luka Doncic depuis déjà un moment. Le jeune prodige du Real Madrid n’a pas attendu le mois de septembre pour enflammer l’année 2017. Mais c’est tout de même à la fin de l’été, lors de l’Eurobasket, que le jeune Slovène a séduit tous les supporteurs de basket du globe (et aussi tous les dirigeants NBA). A 18 ans seulement, il a éclaboussé la compétition de sa classe et de son talent. 27 points et 9 rebonds contre la Lettonie en quarts de finale, presque un triple-double contre l’ogre espagnol en demi-finales (11 points, 12 rebonds et 8 passes) et surtout un titre européen historique à l’arrivée, avec un Doncic élu dans le cinq majeur du tournoi avec plus de 14 pts, 8 rbds et 3 pds de moyenne par match. Et le voilà qui règne sur l’Europe avec des performances absolument ahurissantes en Euroleague. Doncic a marqué 2017 mais il sera sans doute encore plus fort en 2018. Et c’est ça le plus fou.

Le shoot décisif de Kevin Durant sur LeBron dans le Game 3

En 2016, à 89-89 avec moins de deux minutes à jouer dans le Match 7 des Finales, LeBron James avait calé "The Block" sur Andre Iguodala, une action aussi mythique que décisive. En 2017, le "King", pourtant aussi bon que la saison passée, a été détrôné. La faute à un Kevin Durant sur une autre planète. Lui aussi a eu son action cruciale, iconique, symbolique, celle dont on se rappellera dans dix ans quand on pensera à cette année 2017.

Game 3, -2 en défaveur des Warriors et moins d’une minute à jouer. "KD" prend le rebond, remonte la balle et s’étire pour un 3-pts en 1ère intention qui transperce le filet, permet aux Warriors de mener 3-0 et de quasiment plier la série. Le tout sur la tête de LBJ. The King is dead, long live the King.

Kyrie Irving pose ses c******* et dit merde à LeBron

Dure année pour le King. Après avoir perdu sa couronne, il a vu son lieutenant-général-équipier avec lequel il écrasait (quasiment) tous les ennemis depuis trois ans réclamer l'émancipation. Très vite après les Finales, Kyrie Irving a fait comprendre qu’il voulait quitter les Cleveland Cavaliers pour, entre autres, ne plus évoluer dans l’ombre de LeBron James. Devenir calife à place du calife. Beaucoup l’ont pris pour un taré et ont invoqué le crime de lèse-majesté ou la folie pour un garçon qui s'était déjà fait remarqué cette année pour avoir refusé d'écarter la théorie de la Terre plate.

Pourtant, Kyrie Irving avait vu juste. Pas au sujet de la forme de notre planète, mais sur le fait qu'il est un vrai franchise-player qui n’a pas besoin d’évoluer aux côtés de LeBron James pour rendre une équipe compétitive.

Il fallait des tripes pour quitter le meilleur joueur du monde et assumer derrière. "Uncle Drew" avait déjà prouvé, sur le terrain, que les siennes étaient solidement accrochées.

Remplacer Tony Parker, pas si simple...

On se doutait bien, après tout ce qu'il a fait pour les Bleus et ce qu'il représente en termes d'aura, que l'après-Tony Parker ne serait pas une promenade de santé. Mais le dernier EuroBasket a prouvé que c’était encore moins facile que prévu. Pour la première compétition des Bleus sans la légende du basket français depuis trois siècles, on s’est rendu compte à quel point TP était important. Et pas uniquement pour ses performances individuelles et son emprise sur le jeu tricolore. Mais aussi pour sa capacité à attirer la pression - médiatique ou adverse - sur lui et à offrir une vraie liberté d’action à ses équipiers.

Beaucoup ont fantasmé sur la potentielle meilleure attaque de l’histoire de l’EdF. A juste titre tant le talent était présent. Surtout avec deux pointures comme Nando De Colo et Evan Fournier pour reprendre le leadership laissé vacant. Sauf qu’ils ont découvert - et les observateurs avec eux - que c’est beaucoup plus compliqué de briller au très, très haut niveau sans un joueur hors-norme à ses côtés (comme a pu en bénéficier le surdoué Luka Doncic avece Goran Dragic). Mais qu’on se rassure : cette compétition était justement pour Evan et Nando le temps dont ils avaient besoin pour s’adapter à leur nouveau statut. Et on en est certains grâce à cet apprentissage : ils brilleront lors des prochaines compétitions !

Magic Johnson et Isiah Thomas se réconcilient

Après avoir été les meilleurs amis du monde, Magic Johnson et Isiah Thomas ont été fâchés pendant des années (on vous raconte leur bro-mance contrariée ici). Magic avait été jusqu’à dire que Zeke était “la plus grosse déception de sa vie”. Il y a quelques jours, ils se sont réconciliés. Certes, c’était devant des caméras. Mais les images ne mentent pas, les sentiments étaient aussi forts que sincères. Voir deux bonhommes comme ça, passés par tous les combats dans leurs vies sportives et extrasportives, pleurer comme… on allait dire des adolescentes, mais en fait non, ils ont pleuré comme des hommes, des vrais... Bref, voir deux bonhommes pleurer ainsi en se prenant dans les bras, purée que c’était beau. Un moment qui émeut autant qu’il fait réfléchir.

Mais aussi :

Le flop le plus dingue de l’histoire de la NCAA ? En tout cas, il entre dans la discussion. On ne sait pas ce qui est passé par la tête de Dillon Brooks. Le joueur d'Oregon a décidé, après avoir prouvé qu’il était toujours en équilibre, de faire un double bond, finition glissée.

Brook Lopez a calé le contre le plus sale de l’année

En fait, on a menti. Brook Lopez n’a pas calé le contre le plus sale de l’année. Ca, c’est l’oeuvre du meilleur coach de l’année. Qu’il mette une cravate pour coacher des gamins de 5 ans, c’est déjà magnifique. Qu’il gueule et s’agite comme s’il était en NCAA, ça rend le délire somptueux. Mais qu’il fasse en sorte que son joueur apprenne, "the hard way", à ne plus JAMAIS se tromper de panier, on touche au génie :

Le mec le plus dur de NBA lâche le cri le plus apeuré pour 15 cm de flotte…

Le Oak reste le Oak.

Le “Happy Summer” de Jusuf Nurkic fin mars à son ancienne équipe, les Nuggets, qu’il sort de la course aux playoffs avec sa nouvelle team, Portland.